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Lettre 1071·XXI, folios : 109 110
M. de Gordes
Charles IX
Lettre non liée
Date non renseignée
Valence
,

Transcription

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Sire, je suis attendant que les compagnies de gens de
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cheval vous plerra menvoyer pour mopposer aux desseings
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de voz ennemys car, certeynement, sans iceles,
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ilz auront grand part à ceste recolte quest bien pro
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cheyne ; neantmoings, je feray ce que je pourray pour
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en avoyr la meilleur part. On ne touche en rien au
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bien des sieurs de Saynt Romain et Cheylar, encores que
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on surprend tous les jours quelques lettres et a lon
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des advis quilz nattendent que leurs commodités pour
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remuer. Quant à ce que votre magesté se repose sus
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moy de la dispensation des deniers quon employe à
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lentretien des forces qui sont en ce gouvernement
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et de la fiance quele a en ma preudhomie et
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fidelité, je len remercie très hummblement et ne
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defauldront jamays pour votre service tant que Dieu
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me gardera le sens ; mais je vous puis bien asseurer
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quele sera bien tost accompagnée de pouvretté si votre
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magesté ny a esgard, laquele je noze importuner
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pour le payement de mes estatz. Pour le regard du
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maniement des deniers que votre magesté desireroyt
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que ce fut par voz tresoriers de lextraordinayre des
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guerres, elle en fera sy luy playst le commandement
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aux commis des troys estatz de ce païs ; et neantmoings,
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syre, je ne puis vous celer que les trovant sy attentionnés
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et promptz à ce quy concerne votre service [barré : il] je vous
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[barré : vous plerra] suplie humblement les gratiffier que leur receveur en
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aye le maniement, attendu que la despence en est beaucop
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moindre comme lesdits commis vous feront entendre plus
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particulièrement.
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Sire, jay esté adverty que votre magesté avoyt esté sus
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le point de ordonner à monsieur de Mandelot de se venir
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joindre à moy avecques quelques forces [barré : et] ce que depuis ne
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avoyt esté fayct par ce quon vous auroit faict entendre
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que ne pourrions nous accorder. Je vous suplie
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très humblement, syre, croyre que sil vous playst fayre
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ce bien à ceste province [barré : et a votre service] comme il est
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[109 v°] très necessayre pour votre [barré : province] service que il y
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aura telle fraternité et inteligence entre nous que
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vous nen aurés jamays nouveles ; et vous puis encores
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repliquer quil est très necessayre car, sy ce que
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lennemy tient [barré : et se fayct ouyr] estoyt aussy bien en
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bon païs comme il est dans les montagnes, certeynement
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leurs forces se augmenteroyent, et sy je voys
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que qui ne sy opposera vifvement quilz prendront pied
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au bon païs qui, ses jours passés sapprochèrent de Grenoble
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et rompirent le chevalier de La Mothe et sa compagnie qui cestoyt
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mis dans un prioré, Monbrun y estoyt en personne
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avecques IIIc chevaulx // [marge gauche : // bons ou mauvays] et bien Vc harquebusiers, où je
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macheminoys, mays ilz sen sont eslngnés. Je ne puis
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abandonner ses envyrons [barré : sans] autrement ceulx du Vivereys
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passeront en bon nombre de çà le Rosne pour du tout
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[barré : sire et de Valence]
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nous empecher la recolte. En fin, syre, je nespergneray
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aucune chose pour le bien de votre service et
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conservation de ceste province. Jemployeray le seigneur
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d'Ourches pour commander les gens de pied ; et par ce
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[barré : sire de Valence le XIIe de juing 1573]
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sire, que jey entendu que le filz du baron des Adrés
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fayct quelques porsuites pour son père, je vous puis
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asseurer que ledit des Adrés a dit quil aye depuis
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volu rabiller son dire sy ma-[t]-il escrit depuis
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huit jours quil estoyt resolu de ne commander
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gens de pied en quelque part que ce soyt.